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Ours blanc

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Ours blanc

 Ursus maritimus
Ursus maritimus
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Carnivora
Famille Ursidae
Sous-famille Ursinae
Genre Ursus
Nom binominal
Ursus maritimus
Phipps, 1774
Répartition géographique
ZL-Ursus-maritimus.png
Statut de conservation IUCN :
VU A3c : Vulnérable
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.
Statut CITES : Cites II.svg Annexe II ,
Révision du 04/02/77
Synonymes
  • Ursus eogroenlandicus
  • Ursus groenlandicus
  • Ursus jenaensis
  • Ursus labradorensis
  • Ursus marinus
  • Ursus polaris
  • Ursus spitzbergensis
  • Ursus ungavensis
  • Thalarctos maritimus
 L'ours blanc est un très bon nageur (Aquarium du Québec)L’ours blanc est un très bon nageur
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L’ours blanc ou ours polaire (Ursus maritimus) est un grand mammifère originaire des régions arctiques. C’est d’ailleurs le plus grand des carnivores terrestres[1] et il figure au sommet de sa pyramide alimentaire.

Parfaitement adapté à son habitat, il possède une épaisse couche de graisse ainsi qu’une fourrure qui l’isolent du froid, la couleur blanche de son pelage lui assure un camouflage idéal sur la banquise et sa peau noire lui permet de mieux conserver sa chaleur corporelle. Pourvu d’une courte queue et de petites oreilles[2], l’ours possède une tête relativement petite et fuselée ainsi qu’un corps allongé : il s’est adapté à la natation.

L’ours blanc est un mammifère marin semi-aquatique[3], dont la survie dépend essentiellement de la banquise et de la productivité marine. Il chasse aussi bien sur terre que dans l’eau.

http://montrez-nous.skynetblogs.be/category/1458940/1/x+P-2+TOUT+EST+BLANC+du+16+au+31+janvier+09http://pitchoune21.centerblog.net/1015548-ours-blanc

Aspect physique [modifier]

L’ours blanc possède la morphologie d’un ours typique : un corps imposant, une fourrure abondante, une grande tête rectangulaire, de petites oreilles arrondies, une courte queue et des pattes puissantes et épaisses. Ses yeux, son museau, ses lèvres et ses coussinets sont noirs. Sa principale particularité est d’être le seul ours à manteau blanc.

Par rapport à l’ours brun, l’ours polaire a un corps plus long, tout comme son cou et son crâne, mais des oreilles plus petites[4]. Le profil de l’ours blanc est également différent, avec un museau plus proéminent[4].

Taille et poids [modifier]

L’ours blanc est – avec l’ours kodiak – le plus grand carnivore terrestre vivant[4]. Les mâles adultes pèsent généralement entre 400 et 600 kg mais peuvent parfois atteindre les 800 kg pour une taille de 2 à 3 mètres de long[5]. L’ours polaire présente un dimorphisme sexuel important : généralement deux fois plus petites que les mâles, les femelles pèsent de 200 à 350 kg et mesurent de 1,8 à 2 mètres[5]. À la naissance, les oursons ne pèsent que 600 à 700 grammes[6]. Le record de poids pour un ours blanc est actuellement de 1 102 kg[7].

L’ours blanc a des prises de poids assez spectaculaires. Par exemple, au Canada, un ours blanc femelle a pris plus de 400 kilos en neuf mois. En novembre, elle pesait 92 kg, mais au mois d’août, elle a été pesée à 505 kg. Ceci s’explique par la graisse des phoques qui sont mangés au printemps[7].

Des données récentes suggèrent que le poids des ours polaires décline. Ces données peuvent être prises comme une indication des pressions qui pèsent sur eux. Une étude de 2004 de la National Geographic Society a montré que le poids des ours blancs, en moyenne, était 50 % inférieur à leur poids dans les années 1970[8]. Pour exemple, en 2007, les femelles de la baie d’Hudson avaient un poids moyen de seulement 230 kg, contre 300 kg dans les années 1980[9].

Leur poids ne les empêche pas d’être très véloces sur la terre ferme. Ils peuvent sans problème être plus rapides qu’un homme à la course.

Peau et fourrure [modifier]

L’ours blanc est immédiatement reconnaissable à sa fourrure blanche qui lui permet de se camoufler dans le paysage arctique. En réalité, les poils ne sont pas pigmentés en blanc : ils sont non pigmentés, donc incolores, translucides et creux, c’est la réflexion de la lumière visible sur la surface interne de ces poils creux qui les fait apparaître blancs[10]. À la différence d’autres mammifères arctiques (tels que le renard arctique), il ne change jamais ce pelage pour une couleur plus foncée en été. Sous son pelage blanc, l’ours polaire a une peau complètement noire ce qui lui permet d’absorber l’énergie lumineuse de façon optimale[11].

Une caractéristique intéressante de sa fourrure est qu’elle absorbe les rayons violets et ultraviolets, c’est pourquoi elle a souvent des reflets jaunâtres. Certains zoologistes ont émis l’hypothèse que les poils transparents de l’ours polaire seraient des sortes de fibres optiques captant et conduisant la lumière vers la peau noire de l’ours pour l’aider à rester au chaud, mais cela est contredit par des études plus récentes[12],[13]. En fait, les poils ne laissent passer que 1/1000e de la lumière reçue, ce qui serait dû aux protéines de kératine composant les poils et qui ont la propriété d’absorber les ultraviolets[13].

L’ours blanc renouvelle sa fourrure de mai à août[14]. La fourrure est habituellement de 5 à 15 centimètres sur la majeure partie du corps[15]. Cependant, sur les pattes antérieures, les mâles ont des poils plus longs qui grandissent en longueur jusqu’à l’âge de 14 ans. On suppose que cela est une forme d’attrait pour les femelles, à la manière de la crinière du lion[16].

L’ours blanc est extrêmement bien isolé ; au point qu’il souffre de la chaleur dès 10 °C.

Sous-espèces et sous-populations [modifier]

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Ours blanc sur un banc de glace de Wager Bay (Parc national d’Ukkusiksalik, Nunavut, Canada)

On croit généralement qu’il n’existe pas de sous-espèces chez l’ours blanc[22]. En réalité, puisque les croisements entre ours bruns et ours polaires donnent des hybrides fertiles[23], l’ours blanc est quelquefois considéré comme un sous-représentant de l’ours brun. On considère donc qu’il n’existe pas de sous-espèces de l’ours blanc, mais des sous-populations.

Le nombre de sous-populations dépend beaucoup de l’organisme chargé du dénombrement. L’IUCN/SSC PBSG (Polar Bear Specialist Group), un important corps international de recherche et de gestion sur l’ours blanc, reconnait actuellement une vingtaine de sous-populations dans le monde[24][25].
Parmi les plus connues on peut noter :

De ces sous-populations, on en compte 13 au Canada, comptant environ 15 000 individus au total[26].

Toutefois, certaines sources distinguent deux sous-espèces : Ursus maritimus maritimus[27] et Ursus maritimus marinus[28].

Les populations d’ours blancs ont augmenté, en passant d’une en 2001 à cinq en 2006. Mais il existe seulement 19 populations d’ours blancs dans le monde, ainsi ce déclin représente plus d’un quart des populations de l’espèce.

Le déclin des populations d’ours blancs indique que l’Arctique entier est soumis à un immense stress dû au changement climatique. Le réchauffement de l’Arctique (Il serait deux fois plus important que le reste du monde. La banquise devrait selon toute vraisemblance, disparaitre (du moins en été) avant la fin du 21e siècle !) met de fait, les ours blancs face à de sérieux problèmes…[réf. souhaitée] Ils dépendent avant tout de la banquise pour vivre, chasser et se reproduire[29][30].

Selon un rapport nouvellement publié par le groupe spécialiste des ours blancs de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les deux sous-populations les mieux étudiées d’ours blancs dans le monde, la population de l’ouest de la Baie d’Hudson au Canada et la population du sud de la Mer de Beaufort (USA/Canada), ont connu un déclin respectivement de 22 % et 17 % pendant les deux dernières décennies. Les trois autres populations en déclin sont celles de la Baie de Baffin et du Bassin de Kane – partagé entre le Groenland et le Canada – et de la Baie de Norvège au Canada.

La population des ours polaires est estimée dans les années 2000 entre 16 000 et 35 000 individus dont 60 % vivraient au Canada et 25 % en Alaska[31] (États-Unis).

Répartition géographique et habitat [modifier]

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Ours blanc avec ses petits.

L’ours polaire est une espèce vivant au niveau du pôle nord, au bord de l’océan Arctique, dont l’habitat se limite quasiment à la banquise. Le point le plus méridional de leur habitat se situe dans la baie James au Canada. Bien que les effectifs décroissent au nord de 88° de latitude, on peut en rencontrer dans tout l’Arctique.

Les populations les plus nombreuses se trouvent :

L’étendue de leur territoire est limitée par la disponibilité de bancs de glace flottant sur la mer. Ils les utilisent comme plate-forme de chasse au phoque, leur nourriture principale. Elles leur sont tout aussi utiles, en dehors de cela, comme plate-forme de repos. La destruction de leur habitat sur la banquise arctique menace la survie même de l’espèce. L’ours blanc pourrait hélas s’éteindre avant la fin du XXIe siècle… Des signes avant-coureurs ont été observés aux extrémités sud-ouest de son territoire.

Mode de vie [modifier]

Comportement [modifier]

Les ours blancs sont des animaux solitaires.

Les ours blancs sont d’excellents nageurs grâce à leur couche de graisse. Ils peuvent être vus en pleine mer à des centaines de mètres de toute terre. Ils nagent en utilisant leurs pattes avant pour se propulser et leurs pattes arrières comme gouvernail.

L’ours blanc est si bien isolé qu’il lui arrive de souffrir de la chaleur. Ainsi, il se prélasse parfois sur la glace pour se refroidir ; sur terre, il peut creuser à la recherche de la couche de permafrost plus froide sous le sol.

Régime alimentaire [modifier]

Dans la famille des ours, l’ours blanc est le membre au régime le plus carnivore, puisqu’il se nourrit principalement de phoques.

En tant que prédateur carnivore, consommateur de poissons, l’ours blanc ingère de grandes quantités de vitamine A, qui sont stockées dans son foie : dans le passé des explorateurs de l’Arctique ont souvent été empoisonnés en mangeant le foie d’un ours blanc, en raison d’une surdose de vitamine A.

Reproduction [modifier]

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Ourse avec ses oursons.

Les ours blancs femelles ont des petits (pas plus de 2) tous les 3 ans.[réf. souhaitée] Ils viennent au monde pendant que la mère hiverne dans sa tanière. Ils ne la réveillent pas : ils se contentent de se nourrir du riche lait maternel en tétant pendant plusieurs semaines. La mère ne les emmène hors de la tanière que lorsqu’ils sont âgés de 3 à 4 mois ; c’est à ce moment seulement qu’ils découvrent le monde qui les entoure. Les jeunes restent longtemps auprès de leur maman. C’est elle qui fait toute leur éducation : chasse, choix d’une tanière, etc. Ils ne se séparent définitivement d’elle qu’à l’âge de 3 ans.

Lors de cette période, les petits prennent beaucoup de poids grâce au lait produit par la femelle : il contient 50 % de matières grasses[7].

Hybridation [modifier]

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Grolar au Rothschild Museum, Tring

L’ours polaire peut s’hybrider avec le grizzli. Le résultat de cette hybridation est en anglais appelée grolar ou pizzly (ours polaire se disant polar bear en anglais).

Menaces [modifier]

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Carte de l’US Geological Survey estimant la répartition de l’Ours polaire et la qualité de son habitat pour les quatre premières décades du XXIe siècle. En rouge, les zones où l’habitat se dégrade et en bleu les zones où l’habitat s’améliore.

L’ours blanc fait partie de la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Auparavant classé dans la catégorie « risque faible, dépendant des efforts de conservation » selon la liste rouge établie en 1996, l’ours blanc est désormais classé dans la catégorie « vulnérable »[32]. On estime que l’espèce pourrait disparaitre d’ici un siècle à cause d’une réduction de la superficie et de la qualité de son habitat[réf. souhaitée]. L’United States Geological Survey (USGS) a publié[Quand ?] une étude[Laquelle ?] sur les ours polaires : si la fonte de la banquise dans l’océan Arctique se poursuit, leur population mondiale, estimée à 22 000 individus, diminuera des deux tiers d’ici à 2050

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