http://ninette297.unblog.fr/2008/04/04/les-phoques/

Phoque

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Comment lire une taxobox

Phoque

 Phoque de Weddell en Antarctique
Phoque de Weddell en Antarctique
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille
Phocidae
Gray, 1821
 Phoque barbuPhoque barbu
 20px-Wikispecies-logo.svg Retrouvez ce taxon sur Wikispecies
20px-Commons-logo.svg D’autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
Parcourez la zoologie sur Wikipédia :

20px-AlphaHelixSection_%28blue%29.svg 20px-Symbole-faune 20px-Salmobandeau 20px-PCN-icone 20px-Icone_botanique01 20px-P_agriculture 20px-Patates 20px-Extracted_pink_rose

La famille des phocidés (Phocidae) est celle des vrais phoques et des éléphants de mer (phoques sans oreilles), soit 18 espèces actuellement vivantes, de la classe des mammifères. Cette famille a été créée par John Edward Gray (1800-1875) en 1821. Elle a longtemps été classée dans l’ordre des Pinnipèdes, mais est plutôt classée actuellement dans l’ordre des carnivora (carnivores), sous-ordre des caniformia.

Le mot phoque vient du grec phôké signifiant phoque ou veau marin. Le petit du phoque est le blanchon.

L’espèce la plus connue, qui a donné son nom à la famille, est le phoque commun. Un mâle de cette espèce mesure en moyenne 1,55 m avec un poids de 90 kg. Pour les femelles, la taille moyenne est de 1,45 m avec un poids de 70 kg. Il vit dans les eaux tempérées et subarctiques. En hiver, il vit sur la banquise.

http://quebec-capsurlest.fr/it-it/ilesmadeleine.htmlhttp://www.linternaute.com/mer-voile/littoral/photo/les-phoques/les-phoques.shtml

Caractéristiques [modifier]

D’une longueur de 1 à 6 m, selon les espèces, les phoques ont le corps fusiforme. Leurs membres antérieurs, très courts, sont transformés en palettes natatoires. Les membres postérieurs qui ne peuvent se replier sous le ventre déterminent le mode de locomotion : à terre ou sur la glace, les phoques progressent par reptation en s’aidant de leurs deux membres antérieurs (alors que les autres pinnipèdes, otaries et morses, se servent de leurs quatre membres) ; en mer, ils godillent. Les phoques sont carnivores et leur alimentation se compose essentiellement de poissons côtiers.

Visuellement, le phoque se différencie aisément de sa cousine l’otarie :

  • absence de pavillon au niveau de l’oreille, on note juste la présence du conduit auditif,
  • la propulsion est assurée par les nageoires postérieures dans un mouvement similaire à celui de la grenouille, ou par un mouvement de godille,
  • la direction est assurée par les nageoires antérieures,
  • en dehors de l’eau, le corps ne peut se redresser sur ses nageoires pectorales, au contraire des otaries.

Systématique [modifier]

Liste [modifier]

Les 18 espèces sont réparties en plusieurs genres (dont le nombre diffère selon les auteurs), le plus souvent composés d’une seule espèce :

(*) : ces trois genres sont intégrés au genre Phoca dans certaines classifications (selon les auteurs)

Détails sur quelques espèces des différentes sous-familles [modifier]

Les monachinés, c’est-à-dire les phoques moines, sont inféodés aux mers tropicales et subtropicales. Monachus monachus est la seule espèce de phoque présente en Méditerranée, où elle est devenue très rare. Le phoque moine d’Hawaï est une espèce menacée (1 400 individus estimés dans la zone maritime protégée d’Hawaï).

Les lobodontinés, encore appelés, du fait de leur répartition géographique, phoques antarctiques, sont représentés par le phoque de Weddel (Leptonychotes weddelli), qui vit en général en solitaire, mais se rassemble en masse sur les côtes rocheuses au moment de la reproduction ; le phoque crabier (Lobodon carcinophaga), dont les canines longues et minces servent moins à broyer les carapaces dures des petits crustacés dont il se nourrit qu’à filtrer l’eau pour retenir ces organismes flottants ; le léopard de mer (Hydrurga leptonyx), dont le poids peut atteindre 400 kg et qui doit son nom tant aux taches de sa fourrure qu’à sa férocité envers les manchots et les phoques d’autres espèces ; enfin, le phoque de Ross (Ommatophoca rossii), verdâtre sur le dos, rayé de jaune sur les flancs, qui broute les algues et ingère les invertébrés des fonds océaniques.

Les eystophorinés, ou phoques à crête, se caractérisent par un organe érectile, formant une sorte de trompe ou de crête, sur la tête des mâles. Les éléphants de mer du sud (Mirounga leonina), les plus grands et les plus puissants, en sont les spécimens les plus typiques. Alors qu’on les trouvait jadis sur toutes les côtes et les îles subantarctiques, ils ne subsistent plus, aujourd’hui, que sur les rivages de quelques îles (Saint-Paul, Kerguelen…), où ils forment, au moment de la reproduction, des harems populeux. Quant à leurs proches parents, les éléphants de mer du nord (Mirounga angustirostris), ils sont encore moins nombreux. Les mesures de protection qui ont été prises ont permis toutefois de faire remonter les effectifs de ces deux espèces. Les jeunes phoques à capuchon (Cystophora cristata), des régions circumpolaires, sont ainsi nommés en raison de la présence sur la tête d’une «  casquette  » qui peut se gonfler quand l’animal est excité.

Les phocinés, enfin, sont des phoques arctiques. Le phoque marbré (Phoca hispida), ou phoque annelé, habitant des côtes situées à la périphérie de la calotte glaciaire arctique, vit en hiver sous la glace, dans laquelle il maintient une ouverture pour respirer. Il représentait autrefois la nourriture essentielle des peuplades côtières de l’Arctique. Le phoque barbu (Erignathus barbatus) est, après l’éléphant de mer, le plus grand des phoques (il peut dépasser 3,50 m) de long. Cet animal a des mœurs semblables à celles de l’espèce précédente. Le phoque du Groenland, ou phoque à selle (Pagophilus groenlandicus), se distingue par les deux larges taches noires latérales qui convergent dorsalement au niveau de ses épaules. Récemment l’opinion internationale exprima son indignation à propos du massacre des nouveau-nés de cette espèce. Le phoque gris (Halichoerus grypus) vit sur les côtes de l’Atlantique Nord. Enfin, le phoque-veau marin, ou veau marin (Phoca vitulina), dont la couleur varie du grisâtre au gris-brun foncé, séjourne sur les plages de sable bordant les eaux peu profondes. Il vit dans le nord de l’Europe, au Canada et sur les côtes du Pacifique Nord.

Histoire de la taxonomie [modifier]

Le premier nom du taxon fut phocacés, il incluait les Otariinae et certains Proboscidea aquatiques.

La chasse aux phoques [modifier]

Article détaillé : Chasse aux phoques.

La chasse aux phoques est une chasse ancienne pratiquée par les Inuits dans la région Arctique qui s’en sont servis pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, graisse (ou l’huile) et les os. La vocation de la chasse est toute autre aujourd’hui, les moeurs Inuits ayant d’ailleurs changé et la chasse commerciale et l’intérêt pour les peaux de phoques, qui sont d’une qualité unique, s’étant bien développés depuis leur avènement au XVIIIe siècle. La chasse a ainsi provoqué un débat dont les antagonistes sont les chasseurs et les opposants à la chasse, aussi appelés groupes animalistes.

Largement répandue autrefois, en particulier pour la fourrure, la chasse aux phoques a été sujette à embargo jusqu’en 1995. Suite à l’augmentation de leur population, les phoques font à nouveau l’objet d’un commerce international avec quota annuel. Ils sont désormais guettés, en plus, par d’autres dangers : épidémies, pollution des mers, fonte de la banquise due au réchauffement climatique ou certaines activités humaines qui perturbent en particulier la reproduction.

300px-Seal_hunting

magnify-clip

Bateau de chasse aux phoques, dans le nord de la mer du Labrador, 1884

300px-Iglulik_Clothing_1999-07-18

magnify-clip

Vêtements d’Iglulik: phoque et caribou (1999)

300px-Ringed_seal_1_2000-08-13

magnify-clip

Préparation d’un phoque annelé

Laisser un commentaire